[…] « Originellement, la Terre n’était qu’eaux et ténèbres. Mbombo, le géant blanc régnait sur le chaos. Un jour, il ressentit une violente douleur à l’estomac, et vomit le soleil, la lune et les étoiles. Le soleil brilla fortement, et les eaux s’évaporèrent en nuage. Les collines sèches apparurent graduellement. Mbombo vomit encore. Cette fois, les arbres sortirent de son estomac, ainsi que les animaux et les peuples, et bien d’autres choses : la première femme, le léopard, l’aigle, l’enclume, le singe Fumu, le premier homme, le firmament, la médecine, et la lumière. »
Ce mythe est un récit Bantou sur la création Ex Nihilo.
Une autre créature peut également créer des choses à partir de rien : Christine Lagarde, la présidente de la banque Centrale Européenne (BCE). Elle est même payée pour le faire.
OPEN BAR
La mécanique quantique a sa théorie sur la création spontanée d’énergie à partir du vide… mais restons-en au bon vieux principe de conservation d’énergie et de matière : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
Les banquiers ont mal compris cette célèbre maxime de Lavoisier. Pour eux, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout s’achète ». Ces gens font jaillir des milliers de milliards à partir du néant pour tout racheter et créer in fine de l’inflation. Ils détruisent notre pouvoir d’achat pour rendre la dette plus soutenable.
Le mécanisme est très simple : plus les prix montent et plus les États augmentent leurs recettes grâce à la TVA qui est un taux fixe sur tout ce qui est vendu. C’est tout bête… Dit autrement, l’inflation facilite le remboursement de la dette via la destruction de notre pouvoir d’achat. La hausse des prix est un impôt déguisé en somme.
Ça va mieux quand on dit les choses clairement…
Rendez-vous compte que la BCE achètera cette année pour 1110 milliards d’actifs (le fameux « Quantitative Easing »). Madame Christine – Mbombo – Lagarde va taper « 111 » et dix « 0 » sur un ordinateur et les envoyer directement dans les banques privées.
En échange, les banques privées lui donneront des titres de dettes. Par exemple, un titre de dette de l’État Français. Conséquence : la France remboursera désormais sa dette auprès de la Banque Centrale Européenne pendant que les banques privées font le plein de cash.
Taux négatif et Junk Bond
Et comme inonder les banques de liquidités ne suffit pas, la BCE va jusqu’a leur prêter de l’argent au taux de -1 % (sur 3 ans)…
Ainsi, lorsqu’une banque emprunte 100 euros à la BCE, elle n’a que 97 euros à rembourser 3 ans plus tard.
Et ce n’est pas tout… La toute dernière mesure prise par la BCE se nomme Bond, « Junk Bond ». Explication :
Lorsqu’une banque veut emprunter de l’argent auprès de la BCE (pour vous le reprêter ensuite), elle doit apporter quelque chose en collatéral. Comme chez un prêteur sur gage. La BCE garde le collatéral au cas où la banque ne rembourse par l’argent. C’est une sorte d’assurance.
Le collatéral est en général un titre de dette (grecque, allemande, ou de multinationales). Plus le titre de dette est de bonne qualité (bien noté par les agences de notation), et plus les banques peuvent s’abreuver au robinet de la BCE.
Les agences de notations étant sur le point de dégrader les notes des pays de la zone euro, la BCE a pris les devants en acceptant désormais les “junk bonds”. C’est-à-dire des titres de dette qui ont plus de chances que d’autres de ne pas être remboursés. La dette grecque par exemple.
Tous ces “assouplissements monétaires” – comme ils disent dans leur jargon orwellien – sont les symptômes d’un pourrissement du système monétaire. Ce qui se traduira par de “l’austérité”…
Souviens-toi la crise dernière
En 2009, alors que la crise des subprimes était à son paroxysme aux États-Unis, les anglo-saxons ont attaqué la zone euro pour détourner l’attention de l’explosion de Wall Street.
Le calvaire grec a commencé lorsque les agences de notation (Standard & Poor’s, Moody) ont agressivement dégradé la note de se dette souveraine, avant de s’en prendre au Portugal, à l’Italie et à l’Espagne. Les « PIGS »…
Ces dégradations provoquèrent une très forte hausse des taux d’emprunt auxquels la Grèce faisait rouler sa dette. Et lorsqu’un pays se retrouve contraint de faire rouler sa dette au taux de 7 % au lieu de 1 %, les choses deviennent très vite ingérables. Le taux d’emprunt à 10 ans grec est même monté jusque 37 % au plus fort de la crise… 17 % pour le Portugal, 7 % pour l’Italie… Ou comment étrangler un pays jusqu’à ce qu’il obéisse et brade ses bijoux de famille.

Les notations des agences de notation sont des armes financières de destruction massive… Ces notations bidons sont issues de considérations géopolitiques et le fait que la banque Lehman Brothers jouissait toujours de la plus haute note (AAA,) la veille de sa faillite, doit vous en convaincre.
L’Europe a envisagé un temps de créer sa propre agence de notation en réaction aux attaques répétitives de New York. Le projet fut proposé par le président de la Commission européenne Manuel Barroso pour finalement être abandonné. Mr Barroso émarge désormais chez Goldman Sachs…
BCE vs Bank of England
Les Anglais ont récemment forcé la banque d’Angleterre à prêter de l’argent directement au gouvernement. À taux 0 %.
La BCE ne s’est pas encore résolue à le faire. Elle préfère agir indirectement en injectant des milliers de milliards dans les banques qui continueront de se gaver en intérêts sur le dos des États Européens.
Ainsi, alors que l’Angleterre fait désormais rouler sa dette à 0 % directement auprès de sa banque centrale (Bank of England), les gouvernements de la zone euro se font racketter par des taux usuriers…
Le paiement d’intérêts sur la dette française est de plus de 40 milliards par an… C’est presque autant que le budget de la défense. Avec 40 milliards, nous pourrions par exemple acheter une centaine d’Airbus A380 ou, beaucoup mieux, isoler 8 millions de logements. Nous pourrions aussi verser un salaire mensuel de 1770 euros à près de 2 millions de personnes !
Nos politiques savent et ils laissent faire!

Hélicoptère monnaie
La BCE n’a pas fermé la porte à la possibilité de donner de l’argent directement aux citoyens mais l’ouverture est minuscule si l’on en croit une nouvelle fois les dires de la chouette de la BCE :
« La possibilité de fournir des liquidités directement à la population, ce qu’on appelle la « monnaie hélicoptère », n’a jamais été discutée par le Conseil des gouverneurs. Les responsables de la BCE n’ont donc pas de position officielle sur un tel instrument de politique monétaire ».
Christine Lagarde
Les Américains ont eux décidé de franchir le rubicon en promettant un chèque de 1200$ à chaque américain.
La BCE, qui s’attend pourtant à une baisse de 15 % du PIB en 2020, ne semble pas disposée à tant de générosité. Tout passera par cette dette illégitime qui tient les politiques en laisse.
Et pourtant, il faut être aveugle pour ne pas voir que nous arrivons au bout de ce système d’endettement qui porte en lui les germes de la faillite et des inégalités. Qui plus est dans un carcan monétaire tel que l’euro fort qui empêche les petits pays de développer leurs économies.
Et le BITCOIN dans cet océan d’argent ?
Le Bitcoin a précisément été construit comme une protection contre la planche à billets. Satoshi nakamoto n’a pas dit autre chose dans le bloc genesis de sa Blockchain :

L’inventeur de l’or digital a expressément déclaré dans son White paper que les banques centrales ont toujours brisé notre confiance en dévaluant la monnaie (éroder notre pouvoir d’achat par l’inflation). C’est ainsi, le système de création monétaire moderne a mathématiquement besoin d’une dette en constante augmentation.

Gauche : Bilan des plus grandes banques centrales en % du PIB
Droite : Dette publique/privée globale en % du PIB
Qui dit plus de dette dit plus d’argent en circulation. Nous sommes spoliés en permanence par une inflation beaucoup plus importante que ce que les chiffres officiels voudraient nous faire croire, et contre laquelle nous ne pouvons strictement rien faire. A moins de posséder du Bitcoin, qui est certes créé ex nihilo (avec beaucoup d’énergie tout de même), mais en quantité strictement limitée.
Nous vivons dans un monde où les investisseurs préfèrent payer des taux négatifs plutôt que de placer leur argent autre part et risquer de tout perdre. Le Bitcoin apparaîtra tôt ou tard aux yeux de tous comme la valeur refuge ultime et une protection contre l’écroulement de la monnaie sous le poids de ses dettes irremboursables.
La valeur du Bitcoin gonflera au fur et à mesure que la confiance dans nos monnaies de singe s’érodera. Nous attendons toujours le grand choc qui permettra au Bitcoin d’aller franchir les 100 000 $ mais il viendra : Italexit ? Disparition du cash (moyen de paiement anonyme) ? Hyperinflation ? Faillites bancaires ? …Guerre ?
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